Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 20:05
C'est le titre d'un article de Télérama, qui rappelle des choses qu'il est bien d'avoir à l'esprit.

Extraits:

L’homme est le roi du créneau, la femme, la reine du fourneau. C’est, paraît-il, écrit dans les gènes, scientifiquement prouvé… et tellement rassurant pour notre société. (...)
On ne dit pas à une petite fille : « Que tu es costaude ! » ou à un petit garçon : « Que tu es joli ! »
En définitive, on peut se demander pourquoi des Homo sapiens sapiens aussi évolués que nous peuvent bien se ruer sur ces best-sellers qui expliquent nos comportements par une biologie de bazar : « Le succès de ces théories tient au fait qu’elles sont rassurantes, répond la neurobiologiste. Elles nous donnent l’illusion de comprendre et de nous sentir moins responsables de nos actes. »
Par Jérôme Chal. - Publié dans : lectures
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 13:05
Vous voulez rater un "vrai" grand film? N'y allez pas!












Par Jérôme Chal. - Publié dans : art
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 01:05
Fu ru i ké ya
ka wa zu to bi ko mu
mi zu no o to
Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Un ploc dans l'eau

Source: haïku (俳句), Wikipédia.
Photo tirée de www.lejapon.fr




Par Jérôme Chal. - Publié dans : art
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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 18:11
    J'ai écrit plusieurs fois qu'Internet pouvait être un outil formidable, à condition que les utilisateurs en fassent un usage éclairé.
    Notamment grâce aux blogs, chaque utilisateur a la possibilité de pouvoir s'adresser à tous les autres. Mais utilise-t-on les blogs à bon escient lorsque l'agressivité l'emporte sur le dialogue?

    Sur le blog 20/20 peut mieux faire, on peut lire:

"A l’heure où le Time vient de me nommer (et vous aussi) People of the Year, je me sens mal à l’aise vis-à-vis de la rédaction de ce fantastique magazine. Effectivement, je ne trouve pas la population des blogs et de l’Internet particulièrement remarquable ces derniers temps. (...) Car je ne parle pas que de moi, je parle de vous, de vos blogs, jonchés de plus en plus de mots grossiers et violents, d’attaques, de crachats misérables, d’accusations infondées, de vulgarités abjectes. Promenons-nous... Dans les blogs... Vous y découvrirez aussi la dictature des donneurs de leçons, des aigris, des jaloux, des frustrés, des mesquins, chevaliers du clavier, planqués derrière leur pseudonyme, pensant pouvoir insulter la terre entière sans représailles, se branlant le cervelet avec des théories grotesques sur leur connaissance de l’humain, des réseaux, de l’Internet, des Médias, de Dieu, des gens, de moi, et de tout ce qui va avec."

   Les blogs sont un espace de liberté dans lequel le savoir-vivre fait particulièrement défaut.
   Imaginez-vous en réunion, une personne prend brusquement la parole sans se présenter ou en utilisant un nom d'emprunt -ce qui peut parfois se justifier-, mais, ce qui n'est pas acceptable, en ne tenant compte que d'elle-même, sans se soucier de la sensibilité des gens présents, ni des propos échangés auparavant, et en ne s'exprimant que pour asséner ses propres certitudes, parfois en insultant les autres intervenants. Ensuite, elle disparait. Quel intérêt pour cette personne et pour ceux qui sont présents? Et que fait-on lorsque ce type de comportement se multiplie? L'échange est impossible, on n'avance pas, au contraire on se crispe et pour finir on ne pense plus qu'à se protéger et on se renferme sur soi-même.
    Face à cela, il y a une réponse possible parmi d'autres: l'adoption et la diffusion d'une Charte de bonne conduite générale. Pour le moment, cette charte est "une synthèse déclinée pour les blogs" reposant notamment sur la nétiquette (ou néthiquette, l'orthographe changeante du mot traduisant peut-être la réflexion en cours).
    En consultant Wikipédia, on lit que "la nétiquette est un guide définissant les règles de conduite et de politesse à adopter sur plusieurs médias de communication mis à disposition par l'Internet." Puis:

"S'il ne fallait retenir qu'une règle : Ce que vous ne feriez pas lors d'une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas l'Internet comme bouclier pour le faire."

    Pour que les blogs soient un véritable espace de dialogue, j'ai décidé de m'associer à cette démarche et de le faire savoir en mettant le bouton "Néthique" sur mon blog.1







1. En tout cas, je crois que la capacité à dialoguer tient surtout dans un état d'esprit, que je résumerais par le mot "ouverture", commode mais bien imprécis (c'est pour cette raison que je mets ce passage en note). Tout ceci me fait penser au Chat du Rabbin (billet précédent). Je n'ai pas le livre sous la main, mais de mémoire (à vérifier, donc), un tome de la série compare la démarche occidentale et le principe de la contradiction talmudique de la manière suivante: en Occident, on fait "thèse, antithèse, synthèse". Les Juifs font "thèse, antithèse, antithèse, antithèse, ..." Je ne sais pas si c'est vrai, mais cela rappelle au moins qu'il n'existe pas une seule et unique manière de raisonner.
Enfin, pour rappel, voici une citation de la Cour européenne des Droits de l'Homme (Considérant de principe sur l'application de l'art.10):

"La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels il n’est pas de « société démocratique »."
Par Jérôme Chal. - Publié dans : actualité
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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 20:44
Vous avez le temps de lire en cette fin d'année? Certaines BD valent les meilleurs romans. Je vous suggère les suivantes que je viens de lire et qui n'ont rien à voir entre elles :


















    La première (éditée chez Dargaud) est l'oeuvre de Joann Sfar, un des "grands" de la BD française contemporaine. Ici, il met en scène le chat du rabbin, qui parle depuis qu'il a mangé un perroquet, et qui veut faire sa bar-mitsva parce qu'il est amoureux de sa maitresse Zlabya, la fille du rabbin. Evidemment, cette histoire sous forme de fable (clin d'oeil de Sfar: dans un autre tome, le chat fait une dictée au rabbin à partir des Fables de La Fontaine) est un prétexte pour expliquer le judaisme au lecteur.
    J'ai beaucoup aimé. Le tout est vraiment dans l'esprit des Fables et ne souffre pas de la comparaison. C'est simple et intelligent à la fois, les personnages sont attachants, les dessins originaux (le style de Joann Sfar est reconnaissable,
contrairement à celui de nombreux autres dessinateurs qui, j'imagine, doivent travailler à la chaine pour des éditeurs experts en marketing).
    La série compte maintenant cinq tomes (Le Malka des Lions, L'Exode, Le Paradis Terrestre, Jérusalem d'Afrique).

    Pour la deuxième (éditée chez Dupuis), je recopie la quatrième de couverture:

"Fin juillet 1986. Didier Lefèvre quitte Paris pour sa première grande mission photographique: accompagner une équipe de Médecins Sans Frontières au coeur de l'Afghanistan, en pleine guerre entre Soviétiques et Moudjahidin. Cette mission va marquer sa vie comme cette guerre marquera l'histoire contemporaine. Au croisement des destins individuels et de la géopolitique, à l'intersection du dessin et de la photographie, ce livre raconte la longue marche des hommes et des femmes qui tentent de réparer ce que d'autres détruisent."


    J'ai lu Le Photographe (t.1) comme un reportage. La forme n'est pas toujours parfaite: les formats des photos sont parfois trop petits pour être vraiment lisibles, le dessin est sans grande originalité (Emmanuel Guibert, le dessinateur, adopte la ligne claire d'Hergé). Pour résumer, on pourrait dire que Le Photographe, c'est Tintin en Afghanistan, en vrai.
    La série compte trois tomes (le dernier étant accompagné d'un DVD de 40 minutes).

    La Bande Dessinée n'est pas qu'un divertissement d'enfant, que la naiveté de Tintin ou  l'humour d'Astérix. Elle permet parfois de faire passer des messages très forts sous une forme a priori très simple: c'est une forme de subtilité.
   D'autres suggestions de lecture? Marjane Satrapi raconte son enfance en Iran dans Persépolis (t.1 à 4), Manu Larcenet suit son personnage à un moment où il doit faire des choix importants dans sa vie (Le Combat Ordinaire, t.1 à 3).




Par Jérôme Chal. - Publié dans : lectures
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